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mercredi 24 août 2016

Fahrenheit 451, Ray Bradbury


Couverture Fahrenheit 451


Titre: Fahrenheit 451

Auteur: Ray Bradbury

Éditeur: Folio

Nombre de pages: 213

Genre: Science-fiction, Dystopie, Classique







Synopsis: 451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume.
Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.




« Vous vous rappelez sûrement le gosse qui, dans votre classe, était exceptionnellement « brillant », savait toujours bien ses leçons et répondait toujours le premier tandis que les autres, assis là comme autant de potiches, le haïssaient. Et n'était-ce pas ce brillant sujet que vous choisissiez à la sortie pour vos brimades et vos tortures? Bien sûr que si. On doit tous être pareils. Nous ne naissons pas libres et égaux, comme le proclame la Constitution, on nous rend égaux. Chaque homme doit être l'image de l'autre, comme ça tout le monde est content, plus de montagne pour les intimider, leur donner un point de comparaison. Conclusion! Un livre est un fusil chargé dans la maison d'à côté. Brûlons-le. Déchargeons l'arme. Battons en brèche l'esprit humain. Qui sait qui pourrait être la cible de l'homme cultivé? »



Mon avis:  Ce livre m'intriguait depuis longtemps, et grâce au challenge 
« objectif du mois » (la consigne d'août était de lire un livre du genre qu'on apprécie le moins, et d'habitude, je ne suis pas très fan de science-fiction) je l'ai enfin sorti de ma PAL!

J'avais beaucoup entendu parlé de ce classique de la science-fiction et de la dystopie, et je suis très contente de l'avoir enfin découvert. J'ai eu un peu de mal à rentrer dans le récit, car je n'ai pas tout de suite compris le fonctionnement de la société dans laquelle Montag, le héros évolue. De plus, l'écriture de Ray Bradbury est assez particulière et pleine de métaphores ce que j'aime beaucoup, mais il m'a fallu un temps d'adaptation.

Une fois la surprise passée, j'étais totalement prise par le roman, qui se lit bien à la fois grâce à l'intrigue pleine de tensions & de suspens et à la réflexion qu'elle suggère. En effet, ce livre n'a pas été écrit pour un simple divertissement, et il est vraiment d'actualité pour un classique. Ici, on est confronté à une critique de la société du superficiel, du divertissement, où le plaisir est roi: « Davantage de sports pour chacun, esprit d'équipe, tout ça dans la bonne humeur, et on n'a plus besoin de penser, non? Organisez et organisez et super-organisez de super-super sports. Encore plus de dessins humoristiques. Plus d'images. L'esprit absorbe de moins en moins. Impatience... »

L'auteur anticipe dans son monde dystopique de nombreux faits qui sont, dans une moindre mesure, en train d'arriver dans notre société, et c'est à la fois passionnant et effrayant:

« - Les gens ne parlent de rien.

- Allons donc, il faut bien qu'ils parlent de quelque chose!

- Non, non, de rien. Ils citent toute une ribambelle de voitures, de vêtements ou de piscines et disent : « Super! » Mais ils disent tous la même chose et personne n'est jamais d'un avis différent. Et la plupart du temps, dans les cafés, ils se font raconter les mêmes histoires drôles par les joke-boxe ou regardent défiler les motifs colorés sur les murs musicaux, des motifs abstraits, de simples taches de couleurs. Et les musées, y êtes-vous jamais allé? Rien que de l'abstrait. C'est tout ce qu'il y a aujourd'hui »

De nombreux sujets sont abordés: culture, éducation, relations amicales et amoureuses... et je pense qu'il peut intéresser tout le monde, à n'importe quel moment de la vie, car il apporte vraiment quelque chose, et pousse à une vraie réflexion.

C'est donc un livre qui n'est pas forcément très simple à lire car il n'est pas fait pour le divertissement, mais pour nous pousser à réfléchir, à comprendre et apprécier certaines valeurs humaines telles que la culture, l'intelligence et la différence. Je le recommande vraiment à tout le monde, et surtout aux passionnés de littérature et de SF!



Quelques citations en plus:

« Après tout, on vit à l'époque du kleenex. On fait avec les gens comme avec les mouchoirs, on froisse après usage, on jette, on en prend un autre, on se mouche, on froisse, on jette »

« Je n'ai pas d'amis. C'est censé prouver que je suis anormale. Mais tous les gens que je connais passent leur temps à brailler, à danser comme des sauvages ou à se taper dessus. Vous avez remarqué à quel point les gens se font du mal aujourd'hui? »

« La scolarité est écourtée, la discipline se relâche, la philosophie, l'histoire, les langues sont abandonnées, l'anglais et l'orthographe de plus en plus négligés, et finalement presque ignorés. On vit dans l'immédiat, seul le travail compte, le plaisir c'est pour après. Pourquoi apprendre quoi que ce soit quand il suffit d'appuyer sur des boutons, de faire fonctionner des commutateurs, de serrer des vis et des écrous? »


mercredi 13 juillet 2016

#5 La Sélection: La Couronne, Kiera Cass

  
 Titre: La couronne

 Auteur: Kiera Cass

 Éditeur: Robert Laffont (Collection R)

 Nombre de pages: 333

 Genre: Dystopie, Romance, Jeunesse




 Synopsis:

Vingt ans après la Sélection d'America Singer, et malgré l'abolition des castes, la famille royale d'Illeá doit à nouveau faire face au mécontentement du peuple : l'heure est venue de lancer une nouvelle Sélection.

Sa mère à l'article de la mort, son père dévasté, il est temps pour la princesse Eadlyn de passer à la vitesse supérieure dans le processus de la Sélection. Encore novice aux jeux de l'amour et du pouvoir, détestée par une partie de l'opinion publique, elle doit pourtant choisir au plus vite son Élite de six prétendants.

Devenir femme, épouse et reine en l'espace de quelques semaines, telle est la lourde tâche qui repose sur les épaules de la princesse. Mais le cœur peut se révéler un précieux allié, pour qui sait l'écouter...



« J'avais du pouvoir, mais je ne savais pas comment l'utiliser. J'étais une reine qui ne savait pas régner. Une jumelle abandonnée. Une fille sans parents. J'avais six prétendants, mais je ne savais même pas comment on procédait pour tomber amoureuse »



Mon avis: Après de longs mois d'attente, j'ai enfin pu lire le cinquième et dernier tome de cette série. Malgré ma tristesse de finir cette saga, j'ai beaucoup aimé retrouver les personnages et savoir enfin ce qui allait leur arriver.

Dès le début de la série, j'ai accroché avec la plume de l'auteur, et je dois dire qu'ici je ne suis pas déçue. Encore une fois, on a du rythme grâce aux phrases souvent très courtes, des rebondissements, et des répliques cinglantes, notamment pour Eadlyn: 
" - I hate you.
  - Yes, and you can do that from your room just as well as from here. "

Les personnages sont, pour la plupart, toujours fidèles à eux-même, attachants et ne manquant des  d'humour: " Listen to your daughter [...] Very smart girl. Gets it from me", " Do you know how scary it is for me to say all that? Probably as scary as it is for me to hear it"  On remarque l'évolution de plusieurs personnages, dans ce livre, mais la plus prononcée et celle d'Eadlyn . Elle a beaucoup changé de puis le dernier tome, on la retrouve plus mature, plus réfléchie, et surtout plus humaine. Elle parvient à faire de bonnes choses au niveau politique, autant qu'à nous émouvoir, et c'est un grand changement par rapport au tome précédent, où elle nous paraissait froide et hautaine.

Comme dans les autres tomes, on a la Sélection en guise de fil conducteur, une grande place est faite aux sentiments, et on peut regretter qu'il n'y ait pas un peu plus d'action, et que le côté politique (ainsi que le roman en général) ne soit pas un peu plus développé mais il reste très addictif. Les pages défilent très vite au fur et à mesure des décisions d'Eadlyn et je suis vraiment contente de son choix final, dont je me doutais un peu d'ailleurs, et la seule chose que je regrette vraiment est la brièveté de cette fin, qui donne envie d'en savoir plus. Cependant, on sent bien que la série touche à sa fin, car l'intrigue s'essouffle  vers les derniers chapitres.

Malgré ces petits défauts, je ne suis pas déçue de ce dernier tome, et j'ai adoré découvrir La Sélection, une belle histoire qui a réussi à me faire voyager pendant cinq ans. Si vous n'avez pas encore franchi le pas, je vous conseille vraiment cette série pour passer un bon moment de lecture!



mercredi 6 juillet 2016

Forget Tomorrow, Pintip Dunn

  
 Titre: Forget Tomorrow

 Auteur: Pintip Dunn

 Éditeur: Lumen

 Nombre de pages: 430

 Genre: Jeunesse, Dystopie


                            Synopsis:

Imaginez un monde où votre avenir a déjà été fixé… par votre futur moi !

Callie vient d’avoir dix-sept ans et, comme tous ses camarades de classe, attend avec impatience le précieux « souvenir », envoyé par son moi futur, qui l’aidera à se glisser dans la peau de la femme qu’elle est destinée à devenir. Athlète de haut niveau… Scientifique de renom… Politique de premier plan… Ou, dans le cas de Callie, tueuse.

Car dans son rêve, elle se voit assassiner Jessa, sa jeune sœur adorée… qu’elle passe pourtant ses journées à protéger des autorités, car l’enfant a le pouvoir caché de prédire l’avenir proche ! Avant même de comprendre ce qui lui arrive, Callie est arrêtée et internée dans les Limbes – une prison réservée à tous ceux qui sont destinés à enfreindre la loi. Avec l’aide inattendue de Logan, un vieil ami qui a cessé, cinq ans auparavant, de lui parler du jour au lendemain, elle va tenter de déclencher une série d’événements capables d’altérer son destin.

Lorsque l’avenir semble tout tracé, le combat est-il perdu d’avance ? Dans la veine de Minority Report, Forget Tomorrow est le premier tome d’une dystopie haletante, dont l’héroïne va devoir trouver un moyen infaillible de protéger sa sœur de la plus grande des menaces : elle-même…




« En fait, j’espérais que ces feuilles te feraient goûter leur liberté. Nous sommes enfermées, nous ne voyons pas la lumière du jour, mais elles nous rappellent ce que c’est d’être libre. De prendre le chemin qui nous plaît. D’atterrir où bon nous semble »



Mon avis:   Comme pour Ma raison de vivre, j’ai lu ce livre dans le cadre d’une lecture commune avec un membre du groupe Pile à lire été 2016, récemment crée par Audrey du Souffle des mots.
                                    
J’ai beaucoup aimé l’idée de base du roman : chaque personne de 17 ans reçoit un souvenir de son « moi » futur, s’il est bon tout va bien, sinon, on est emprisonné. Cette importance du « destin » et la fameuse question de savoir si on peut y échapper, si on peut le changer, sont intéressantes et bien amenées. On découvre donc un monde passionnant avec ce roman, et j’espère qu’on en saura encore plus après le deuxième tome !

Cependant, j’ai eu plus de mal avec les personnages : je les ai trouvés un peu lisses, voire presque fade. Rien ne distingue les héros d’autres héros, ils sont gentils, courageux, essaient de sauver les autres…et c’est tout ce qu’on peut retenir d’eux. Les personnages secondaires manquent eux aussi cruellement de personnalité et j’espère que celle-ci sera développée par la suite. De plus, j’ai trouvé que la romance prenait une énorme place dans le roman, alors qu’elle n’est pas essentielle à l’intrigue et que l’indécision des personnages, et surtout de Callie, est un peu agaçante.

L’intrigue en elle-même est plutôt sympathique, on a beaucoup de dynamisme dans les premiers chapitres et l’action démarre rapidement. Cependant au fil du roman ce rythme s’essouffle, l’action est de moins en moins présente, et l’histoire devient un peu prévisible à certains moments. J’ai trouvé cet aspect du roman assez dommage car je devinais souvent ce qui se passait avant les personnages. En revanche, l’histoire contient quelques révélations surprenantes et des rebondissements inattendus qui font qu’on ne s’ennuie pas lors de la lecture, notamment la fin, qui m’a vraiment beaucoup surprise. Rien que pour cette fin, j’espère lire le deuxième tome un jour!



mercredi 27 avril 2016

Le Joyau, tome 1 d'Amy Ewing


 

Titre: Le Joyau

Auteur: Amy Ewing

Éditeur: Collection R

Nombre de pages: 452

Genre: Dystopie, Young Adult


 Synopsis: Qui dit Joyau dit richesse. Qui dit Joyau dit beauté. Qui dit Joyau dit royauté. Mais pour les filles comme Violet, le Joyau est avant tout synonyme de servitude. Et pas n'importe quelle servitude : Violet est née et a grandi dans le Marais avant d'être formée dans l'optique de devenir Mère-Porteuse pour la royauté. En effet, au sein du Joyau, la seule chose qui prime sur l'opulence et le luxe, c'est la descendance... Achetée par la Duchesse du Lac lors de l'Enchère des Mères-Porteuses, Violet est accueillie par une gifle. Désormais connue sous l'appellation #197, elle va rapidement découvrir la brutale réalité qui sous-tend l'étincelante façade du Joyau : cruauté, trahisons et violence sourde sont les méthodes de la royauté. Violet doit alors accepter ce sinistre quotidien... et tâcher de rester en vie. 


   " Nous aurons tout. Absolument tout.
Sauf notre liberté. Étrangement, on oublie toujours de nous mentionner ce détail." 


Mon avis:   Comme beaucoup, j’ai d’abord été attirée par la couverture de ce roman qui est quand même sublime! Mais le résumé m’a également intrigué car le concept de mères-porteuses est plutôt original pour une dystopie.

  On suit donc l’histoire de Violet, qui, au fil de l’histoire, va voir sa situation se dégrader de plus en plus à cause de sa condition de mère-porteuse qui lui retire toute liberté et même toute identité. Ce système m’a beaucoup fait penser à de l’esclavage mais malgré cela, Violet parvient à rester elle-même et à ne pas abandonner la personne qu’elle était, ce que j’ai beaucoup apprécié. Cependant, elle est loin d’être parfaite et sa naïveté la conduit parfois dans des situations délicates. Ensuite, j’ai trouvé que sa relation avec Ash arrivait vraiment trop rapidement et facilement, même si elle apporte un peu de légèreté à l’intrigue. En effet, celle-ci  est particulièrement sombre, car sous un aspect luxueux et riche, le Joyau est un lieu cruel où tous les complots et les trahisons sont permis. En revanche, j’ai beaucoup aimé les personnages « secondaires » qui sont plutôt bien développés, notamment la Duchesse du Lac que j’ai adoré détester et Raven qui refuse de se soumettre à sa « maîtresse » malgré tous les mauvais traitements que celle-ci lui fait subir.

   Ce roman est le premier tome de la série, il permet de mettre en place l’univers dans lequel évoluent les personnages, il y a donc un certain nombre de descriptions et de détails mais même si la société du Joyau est bien développée, il est assez facile de s’y retrouver. Par certains aspects, cette histoire m’a fait penser, comme beaucoup, à La Sélection et à Belle Epoque mais ce roman est tout de même assez différent de ce qu’on peut voir habituellement dans les dystopies. En effet l’auteur fait le choix de mettre peu d’action dans son roman, et s’il y a quelques longueurs, le rythme n’en reste pas moins soutenu et s’accélère nettement vers la fin en amenant son lot de rebondissements. De plus, la présence des Augures rajoute une touche de fantastique au récit et j’espère avoir plus de détails sur ces pouvoirs dans le deuxième tome car ils sont plutôt intrigants.

  Ainsi, j’ai beaucoup aimé cette dystopie au thème original et aux personnages bien développés. L’écriture d’Amy Ewing est très agréable à lire (en VO en tout cas) et malgré le peu d’action, la lecture n’est jamais ennuyeuse car les révélations se succèdent, ce qui donne un rythme très agréable à cette histoire. C’est donc une très belle découverte que je vous conseille fortement !


lundi 14 mars 2016

Les 100: tome 3, RETOUR, Kass Morgan


 



 Titre: Les 100 : tome 3, RETOUR

 Auteur: Kass Morgan

 Éditeur: Robert Laffont (Collection R)

 Nombre de pages: 346

 Genre: Young Adult, Dystopie


Synopsis:


Survivre
Le manque d'oxygène à bord de la Colonie a déclenché une panique meurtrière. Seuls les plus chanceux ont pu emprunter les dernières navettes partant en direction de la Terre.

Aimer
Cette nouvelle apocalypse plonge les 100 dans l'angoisse : qui parmi leurs proches a survécu à l'atterrissage ? Les retrouveront-ils à temps ?

Manipuler
Bien décidé à conserver le pouvoir, le vice-chancelier n'hésitera pas à faire taire quiconque tentera de lui résister.

Combattre
Prêts à tout pour garder leur nouvelle liberté, Clarke, Bellamy, Wells et Glass devront chacun affronter leur destin pour sauver leur idéal. L'ultime compte à rebours a commencé.


« Visiblement c’est ainsi sur Terre : il se passe trop de choses, il y en a trop à encaisser pour ne ressentir qu’une émotion à la fois. »


Mon avis:   J’ai reçu ce livre il y a très peu de temps, et aussitôt lu, aussitôt dévoré !
On retrouve donc les 100, qui poursuivent leur vie sur Terre mais également les colons qui ont réussi à se glisser à bord des navettes pour quitter l’espace avant que le manque d’oxygène soit trop important. A partir de leur arrivée, les ennuis commencent, suite à la prise de pouvoir du vice-chancelier Rhodes.
Dans ce dernier tome, on suit encore le point de vue de différents personnages, mais cette fois, tous sont sur Terre et j’ai trouvé que le point de vue de Glass perdait un peu de son intérêt par rapport aux autres tomes où elle nous permettait de suivre les événements dans l’espace.
Cependant, les autres personnages sont toujours aussi passionnants et fidèles à eux-mêmes, leur combat contre l’autorité de Rhodes permet d’apporter beaucoup de dynamisme et de rebondissements à l’histoire, qui contient moins de flash-backs que dans les deux tomes précédents.
J’ai donc globalement retrouvé les éléments qui me plaisaient dans cette série et j’ai beaucoup aimé ce dernier tome, mais la fin m’a un peu déçue. J’ai trouvé qu’elle était trop rapide et superficielle, notamment l’intervention des parents de Clarke, que j’ai trouvé sympathique mais quand même plutôt inutile.

C’était donc une très bonne lecture, et c’est dommage qu’il n’y  ait pas de quatrième tome, car je l’aurais lu avec plaisir…mais je vais me rattraper avec la série TV !



mardi 23 février 2016

Red Rising, Pierce Brown


 


  Titre: Red Rising

 Auteur: Pierce Brown

 Editeur: Hachette

 Nombre de pages: 476

 Genre : Dystopie, Young Adult



   Synopsis: Darrow n’est pas un héros. Tout ce qu’il souhaite, c’est vivre heureux avec l’amour de sa vie. Mais les Ors, les dirigeants de la Société, en ont décidé autrement. Ils lui ont tout enlevé : sa raison de vivre, ses certitudes, jusqu’à son reflet dans le miroir.
Darrow n’a plus d’autre choix que de devenir comme ceux qui l’écrasent. Pour mieux les détruire. Il va être accepté au légendaire Institut, y être formé avec l’élite des Ors, dans un terrain d’entraînement grandeur nature.
Sauf que même ce paradis est un champ de bataille. Un champ de bataille où règnent deux règles : tuer ou être tué, dominer ou être dominé.


« Les mots sont des armes plus puissantes qu’il ne l’imagine. Et les chansons encore plus. Les mots manipulent l’esprit. Les mélodies s’emparent du cœur. Je viens d’un peuple de chansons et de danses. Je n’ai pas besoin qu’il me parle du pouvoir des mots. »
                                               
           
Mon avis : J’ai reçu ce livre pour Noël et il me faisait vraiment de l’œil mais pourtant j’ai mis un moment avant de le commencer.

    Je dois dire que les 30/40 premières pages ont été difficiles : j’avais du mal à me mettre dans l’histoire et à rentrer dans cet univers complexe. Mais une fois lancée, je ne me suis plus arrêtée (jusqu’à 4h30 du matin !).
  
   En effet, ce livre est vraiment passionnant, de par son univers et sa hiérarchie complexe qui ressemble à certaines dystopies, mais qui est à fois vraiment inédit par son fonctionnement. De plus, les personnages sont vraiment hyper bien construits et intéressants, qu’ils soient attachants ou détestables. Celui que l’on suit tout au long du roman, Darrow, est vraiment extraordinaire. Dès le départ, il est très courageux et déterminé à ne pas se laisser manipuler par ses supérieurs mais au fil du roman il va subir une évolution immense qui va lui permettre d’agir et de ne plus être une victime. Toutefois, il n’oubliera jamais d’où il vient et ce qu’il a subi, et c’est ce qui le rend si attachant, car il est à la fois redoutable et vulnérable.

   L’univers est également un énorme point fort dans cette histoire. Il est très hiérarchisé et réglementé, comme dans la plupart des dystopies. Et comme dans la plupart des dystopies il y a aussi une « résistance », mais dans ce premier tome, elle est peu développée et agit encore dans l’ombre.
Cependant, ce monde est violent et impitoyable, plein de manipulations et de trahisons, ce qui permet de créer beaucoup d’action et de nombreux rebondissements qui nous empêchent de nous ennuyer une seule seconde.

    Mais ce roman n’est pas seulement sombre et violent, certains passages font vraiment réfléchir, tout en étant parfois très poétiques et profonds.
C’est donc un coup de cœur (encore !) que je vous recommande vraiment, vraiment, vraiment beaucoup !


   

mardi 16 février 2016

Les 100, Kass Morgan

Les 100, Kass Morgan
Titre: Les 100

Auteur: Kass Morgan


Éditeur: Robert Laffont (Collection R)


Nombre de pages: 364


Genre: Dystopie, Young Adult


Synopsis: En 3010,  la Terre n'est plus qu'un lointain souvenir. Mais pour Les 100, c'est la seule lueur d'espoir qui leur reste. Pendant près de mille ans, l'humanité a vécu dans des stations spatiales en orbite autour de la Terre à une distance suffisante de sa surface radioactive. Personne ne sait quand, ou même si la planète sera à nouveau habitable un jour. Confronté à une pénurie de ressources de plus en plus inquiétante, le gouvernement a mis en place un système de justice d'une terrible brutalité : les criminels condamnés ne vont plus en prison, ils sont immédiatement exécutés.Les criminels mineurs, eux, voient leur sort scellé le jour de leur dix-huitième anniversaire. La plupart mourront, mais cent d'entre eux ont été sélectionnés pour une mission plus que périlleuse : recoloniser la Terre. Hantés par les noirs secrets qui ont mené à leur incarcération, les cens choisis se voient accorder une seconde chance. Mais la Terre est aussi dangereuse qu'elle est fascinante, et pour survivre, les cent vont devoir réapprendre à faire confiance... et à aimer.


" Et pendant ce temps, la comète scelle leur amour de ses derniers reflets flamboyants"


Mon avis:   Dans ce livre, on va suivre 4 personnages: Clarke, Wells et Bellamy qui ont été envoyé sur Terre avec 97 autres délinquants et Glass qui aurait dû faire partie de l'expédition mais a réussi à s'échapper. J'ai beaucoup aimé suivre l'histoire de 4 points de vue différents, ça permet de trouver "son personnage", de mieux comprendre l'histoire et de ne pas se lasser. J'ai beaucoup apprécié ces 4 personnages, même s'il leur arrive d'être agaçants, ma préférence va néanmoins à Glass que j'ai trouvé attachante et courageuse.
J'ai aussi aimé découvrir la vie à l'intérieur du vaisseau: les lois, la vie quotidienne, le comportement des gens que se soit grâce à Glass ou aux flash-backs des autres personnages.
 Par contre, j'ai trouvé l'arrivée sur Terre un peu rapide et décevante: les personnages sont relativement calmes, pas du tout surpris par l'environnement ou inquiets au sujet de l'oxygène et organisent tout de suite un campement comme si c'était dans leurs habitudes...
Il n'y a pas non plus une action débordante, l'auteur s'intéresse plus aux sentiments des personnages et à l'univers. Il faut attendre les dernières pages du roman pour avoir des rebondissements, mais quels rebondissements! Vivement la suite!


C'est un roman qui possède un univers et des personnages passionnants. L'auteur pose les bases de la série et il me tarde d'en lire la suite!