Affichage des articles dont le libellé est Flammarion. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Flammarion. Afficher tous les articles

mercredi 31 août 2016

Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, Mathias Malzieu


Couverture Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi 

Titre: Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi

Auteur: Mathias Malzieu

Éditeur: Flammarion

Nombre de pages: 151

Genre: Conte

Synopsis: Comment on va faire maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi ? Qu'est-ce que ça veut dire la vie sans toi ? Qu'est-ce qui se passe pour toi là ? Du rien? Du vide ? De la nuit, des choses de ciel, du réconfort ? " Mathias, une trentaine d'années mais une âme d'enfant, vient de perdre sa mère. Sans le géant qu'il rencontre sur le parking de l'hôpital, que serait-il devenu ? Giant Jack, 4,50 m, " docteur en ombrologie ", soigne les gens atteints de deuil. Il donne à son protégé une ombre, des livres, la capacité de vivre encore et rêver malgré la douleur... Il le fera grandir.



« J’aime les livres qu’on peut mettre dans les poches, trimballer, aimer, prêter, corner, donner, racheter pour relire ses passages préférés »



Mon avis:   Le titre, Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, m’a tout de suite attiré, et comme j’adore les livres de Mathias Malzieu, je me suis jetée à l’eau !

Ce roman parle de la mort, du deuil, et je pense qu’il est fortement autobiographique. De par son thème, il aurait pu être complètement déprimant, voire tomber dans l’auto-apitoiement mais au final, c’est un conte à la fois fantastique, enfantin, et parfois presque philosophique : « Comment on va faire maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi ? Qu’est-ce que ça veut dire la nuit sans toi ? Qu’est-ce qui se passe pour toi là ? du rien ? du vide ? de la nuit, des choses de ciel, du réconfort ? »

L’écriture de l’auteur, toujours aussi poétique et imagée, contribue à alléger le roman, tout en lui amenant de l’émotion : « La seule chose qui nous occupe en vrai c’est te soulever, c’est dire ça y est, la mort, c’est fini ! La guerre est finie, enlevons nos habits en matière de nuit, que les étoiles repoussent ! Pousses-toi la mort, tu me fatigues maintenant, c’est fini, remballez vos conneries de funérailles, vos épitaphes gratuites avec la tombe dernier cri »

La présence de Giant Jack : « passeur entre les mondes, […] spécialiste des problèmes de vie malgré la mort » peut être interprétée de différentes manières, et chaque lecteur peut la comprendre différemment. Il a un rôle décisif dans l’histoire, et y apporte même une petite touche d’humour : « J’avais déjà quatre-vingts ans et je mesurais plus de 3m50, j’aurais fait un piètre représentant de commerce »

Cependant, j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire, elle ne m’a pas transportée, et j’ai été dérangée par une certaine distance entre le lecteur et le personnage principal. Je comprends son existence, car l’auteur évoque une douleur très personnelle, et j’ai parfois eu l’impression de lire un journal intime plus qu’un roman, mais cela m’a un peu déçue.

Cela reste malgré tout un bon roman, dont l’écriture est vraiment magique, inimitable :

« Il y a bien les souvenirs, mais quelqu’un les a électrifiés et connectés à nos cils, dès qu’on y pense on a les yeux qui brûlent »

« Contrôle d’identité, s’il vous plaît. Veuillez sortir les étoiles de vos poches, de vos cheveux, de vos yeux. Tout ce qui brille, vous le déposez dans le sac en plastique : vos sourires, vos souvenirs, vous n’en aurez plus besoin là où vous allez maintenant » 


vendredi 17 juin 2016

Le plus petit baiser jamais recensé, Mathias Malzieu


 Titre: Le plus petit baiser jamais recensé


 Auteur: Mathias Malzieu


 Éditeur: Flammarion


 Nombre de pages: 158


 Genre: Contemporain, Oeuvre poétique


Synopsis: L'histoire d'amour entre une fille qui disparaît quand on l'embrasse et un inventeur dépressif. Alors qu'ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise. Aidé d'un détective à la retraite et d'un perroquet hors du commun, l'inventeur part à sa recherche.


« Il est une forme de logique magique à se prendre un vent par une fille courant d’air, je suppose »



Mon avis:   Après avoir découvert Mathias Malzieu dans Journal d’un vampire en pyjama, j’ai continué sur ma lancée et décidé de découvrir Le plus petit baiser jamais recensé.

Dans ce roman, on rencontre un inventeur dépressif qui tombe amoureux d’une fille qui disparaît quand on l’embrasse et veut absolument la retrouver. S’en suit alors une traque totalement déjantée à l’aide d’un perroquet qui ne retrouve que les très jolie fille, de chocolats « au baiser », de poèmes et d’écureuils de combat champions du 110 cm haies ! L’histoire n’est donc pas banale, et rien que pour ça, le livre est excellent. 

On a l’impression de retomber en enfance avec ce roman, et de lire un conte de notre jeunesse en plus drôle et plus moderne. Cependant, cette histoire n’est pas uniquement loufoque, elle évoque aussi des problèmes bien réels et fait passer de jolis messages : « Il fallait déjà être capable de se sauver soi-même pour prétendre aider les autres. Et ça, je n’y parvenais toujours pas »

En plus de cette jolie histoire, le livre possède une écriture magnifique. En effet, Mathias Malzieu sait manier les mots comme personne et sa plume est pleine de métaphores, de jeux de mots (sparadramours…) et de poésie, ce qui donne énormément de charme à ses romans.


J’ai donc beaucoup aimé cette histoire étrange et charmante mais rien que pour l’écriture, je l’ai adorée. Je vous recommande vivement ce livre, et les autres écrits par cet auteur, au moins pour découvrir son écriture si belle et particulière.