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vendredi 1 juillet 2016

Le château de Cassandra, Dodie Smith

 Titre: Le château de Cassandra

 Auteur: Dodie Smith

 Éditeur: France Loisirs

 Nombre de pages: 526

 Genre: Jeunesse


 Synopsis: Cassandra! Un prénom romanesque, à l’image du château perdu au fin fond de l'Angleterre où vit la jeune fille et toute sa famille pour le moins excentrique. Un père écrivain qui se refuse à écrire, Topaz, la belle-mère fantasque, Rose, la sœur aînée rêvant au grand amour, sans parler du jeune jardinier qui n'a d'yeux que pour Cassandra. Quand surgissent deux beaux et riches Américains dans le manoir voisin, la vie au château est bouleversée !




« Il avait l’air un petit peu triste. Peut-être trouvait-il, comme moi parfois, la beauté un peu triste. Un jour, quand j’étais petite, j’ai posé la question à papa, et il m’a expliqué que cela tenait à ce que nous savions que toute beauté était éphémère, et que cela nous rappelait que nous aussi nous étions mortels. »




 Mon avis:     J’ai lu ce livre dans le cadre d’une lecture commune avec Léna du blog Un univers de livres (sa chronique) et j’étais très curieuse de le lire après avoir vu que JK Rowling l’avait beaucoup aimé ! J'ai adoré faire cette LC avec Léna, c'était cool de discuter avec elle de l'histoire, des personnages...


Dans ce livre, on rencontre une famille complètement ruinée « la méditation semble être le seul luxe qui ne coûte rien » et plutôt originale pour l’époque où se passe le roman, c’est-à-dire les années 30 (le père, écrivain, n’écrit plus une seule ligne, la belle-mère a des tendances naturistes…). Cependant, les personnages sont tous attachants, et possèdent une vraie personnalité, travaillée en profondeur : on rit et on pleure avec eux tellement ils semblent proches de nous. Car même si l’époque est différente, on a vraiment l’impression de faire « partie de la famille » et il est facile de s’identifier aux membres de cette famille loufoque.

Cette proximité avec les personnages est d’ailleurs accentuée par le format du roman. En effet, celui-ci est construit comme le journal intime de Cassandra, le personnage principal du livre et apprenti écrivain qui nous raconte les péripéties vécues par sa famille et elle depuis l’arrivée de leurs riches voisins américains. J’ai beaucoup aimé Cassandra, elle est très attachante et les nombreuses questions qu’elle se pose poussent à réfléchir, ce qui rend le roman encore plus intéressant.

Le thème principal de ce roman est donc les histoires d’amour potentielles entre les personnages. Celle-ci m’ont semblé plutôt enfantines et ne m’ont pas vraiment touché, mais elles restent agréables à lire, et surtout, elles sont un prétexte pour aborder d’autres sujets moins légers et véhiculer de beaux messages : « Je me demande quand même s’il n’y a pas un piège dans le fait d’avoir énormément d’argent. Cela n’ôterait-il pas aux choses le plaisir que l’on a de les posséder ? ». Cependant, ce livre garde toujours sa fraîcheur et possède de nombreuses pointes d’humour : « L’exubérance de Rose a atteint des sommets insensés : je suis au regret d’annoncer qu’en ce moment même elle est en train de siffler »

Le point fort de ce livre reste quand même l’atmosphère particulière qui s’en dégage : assez excentrique à cause des personnages, mystérieuse et historique à cause du château, légère à cause des histoires d’amour, mélancolique à cause des réflexions de Cassandra sur la vie… Les pages défilent sans qu’on s’en aperçoive, et malgré la longueur des chapitres, on ne décroche pas du récit !

C’est donc une très bonne lecture, je n’ai pas été déçue par ce roman, écrit par l’auteur des 101 dalmatiens et j’ai adoré le découvrir en lecture commune avec Léna !

mercredi 8 juin 2016

La mort n'est pas une fin, Agatha Christie



Titre: La mort n’est pas une fin

Auteur: Agatha Christie

Éditeur: France Loisirs

Nombre de pages: 333

Genre: Policier, Historique

   
Synopsis: Elle est bien belle, la concubine qu'Imhotep a ramenée de son voyage dans le Nord. Mais elle n'est qu'une étrangère, et on ne l'aime pas. D'ailleurs, depuis qu'elle a ensorcelé le maître, rien ne va plus au domaine. Et ce démon va finir par décider de tout si l'on n'y prend pas garde. Il faut agir avant qu'il ne soit trop tard. Si elle venait à disparaître, le cœur d'Imhotep retournerait à ses fils. Il suffirait d'écraser le serpent, et tout redeviendrait comme avant. Est-ce bien certain ? Le mal vient-il seulement de l'étrangère ? On dirait qu'un poison intérieur ronge aussi la maison du maître...



« Mais tout ceci n’est qu’apparence. Qui peut se targuer d’avoir jamais pu sonder l’âme humaine »


Mon avis: J’avais envie de lire La mort n’est pas une fin depuis longtemps, mais j’ai fini par le sortir de ma PAL grâce à une lecture commune avec Marine du blog Les lectures de Marinette (sa chronique ici)


Unique roman historique d’Agatha Christie, ce livre se déroule en 2000 avant JC en Egypte. Ce contexte est plutôt original, cela permet d’apprendre à connaître les coutumes et la façon de vivre des gens de cette époque, qui m’étaient d’ailleurs totalement inconnues. Autre point original du roman : c’est un huis clos, on ne sort ni du cercle ni de la propriété familiale. Malgré tout, on ne manque ni de rebondissements ni d’action et l’atmosphère confinée du roman ajoute encore plus de suspens à l’histoire : au fil des meurtres, l’étau se resserre et on soupçonne tout le monde. Cependant, j’ai été surprise en découvrant l’identité du meurtrier : comme souvent dans les romans d’Agatha Christie, c’était celui que je soupçonnais le moins !

J’ai trouvé les personnages un peu « stéréotypés » : dans l’ensemble, ils se résument à un trait de caractère. Cependant, cela ne gêne pas du tout l’intrigue et certains parviennent quand même à se démarquer. En effet Nofret, sous ses apparences maléfiques semble cacher beaucoup de choses, tout comme Hori, le scribe, qui reste très mystérieux.

Ce livre suit plus ou moins le schéma des autres romans d’Agatha Christie (découverte et analyse des personnages, meurtre, soupçons et recherche du coupable, découverte du meurtrier) mais il est quand même différent puisque aucun détective n’intervient et que seuls deux chapitres sont totalement consacrés à la recherche du tueur et de son mobile.

Ce roman est donc à la fois un policier traditionnel avec ses meurtres et son meurtrier et un livre plus original avec des éléments historiques et l’absence de détective et de recherche du coupable ce qui le rend très agréable à lire. Une belle découverte ! 



lundi 29 février 2016

Belle Epoque, Elizabeth Ross


 


Titre: Belle Epoque

Auteur: Elizabeth Ross

Éditeur: Robert Laffont (Collection R)

Nombre de pages: 395

Genre: Young Adult, Historique




 Synopsis:  Lorsque Maude Pichon s'enfuit de sa Bretagne natale pour échapper à un mariage dont elle ne veut pas, elle monte à Paris, ville-lumière en ébullition à la veille de l'exposition universelle de 1889. Hélas, ses illusions romantiques s'y évanouissent aussi rapidement que ses maigres économies. Elle est désespérément à la recherche d'un emploi quand elle tombe sur une petite annonce inhabituelle : "On demande de jeunes filles laides pour faire un ouvrage facile". L'Agence Durandeau propose en effet à ses clients un service unique en son genre : le repoussoir. Son slogan ? "Louez un faire-valoir, vous en deviendrez d'emblée plus attirante". Etranglée par la misère, Maude postule...


«  Mais elles ont tout compris de travers ! Tu es plus jolie que toutes les femmes que j'ai pu rencontrer dans la Ville-Lumière ! Tu incarnes la franchise, l'honnêteté, l'imagination et, oui, la beauté. Et une bonne femme riche, avec ses bijoux et ses soieries, sa bouche peinturlurée et ses faux cheveux, me répugnera toujours par rapport à ta pureté et à ta force de caractère. C'est elle le repoussoir, pas toi. »


Mon avis:   Ce livre traînait dans ma PAL depuis au moins un an, mais grâce à une lecture commune avec The Neverland Books, j’ai fini par le lire !

   C’est un livre qui m’a changé de mes habitudes, car il se déroule dans le Paris du XIXème siècle. Cependant, l’auteur a une écriture fluide et fait des phrases plutôt courtes, ce qui rend la lecture agréable et assez rapide. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé cette ambiance et les descriptions de Paris, de la tour Eiffel, des tenues de l’époque…

   Dans ce roman, on suit Maude, une jeune fille de 16 ans qui a fui son village pour découvrir la société parisienne. Cependant, la vie y est plus difficile qu’elle le croyait et, poussée par le manque de moyens, elle se retrouve à travailler dans une agence de « repoussoirs », des femmes « laides » qui servent de faire-valoir à d’autres femmes issues de la haute société. Cette idée révoltante vient d’une nouvelle de Zola, « Les Repoussoirs », qui se trouve d’ailleurs à la fin du roman, et que j’ai bien appréciée.

   Les personnages présents dans cette histoire sont par contre un petit peu « stéréotypés », leurs réactions sont habituelles et on est rarement surpris. C’est la même chose pour l’intrigue, elle est cohérente et logique, mais elle manque de rebondissements, et on s’attend à la majorité des événements. En revanche, le dénouement m’a surprise. Une belle morale se dégage donc de ce roman, mais j’ai trouvé certaines situations trop simples, trop peu développées. Néanmoins, le roman reste agréable à lire, notamment grâce à un petit fond de romance qui vient le compléter.


  Cette lecture a donc été plutôt agréable malgré quelques situations un petit peu trop simplifiées à mon goût. Cependant, les idées défendues dans ce roman sont intéressantes, et l’ambiance envoûtante, c’est pourquoi je vous recommande quand même ce roman (qui a quand même une couverture magnifique) !