Affichage des articles dont le libellé est Fantasy. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Fantasy. Afficher tous les articles

mercredi 27 juillet 2016

#1 Les Dolce: La route des magiciens, Frédéric Petitjean


Titre: La route des magiciens

Auteur: Frédéric Petijean

Éditeur: Editions Don Quichotte

Nombre de pages: 536

Genre: Jeunesse, Fantasy




Synopsis: " Je n'ai commencé mon travail sur les Dolce que bien des années plus tard, après avoir revu mon camarade de classe. Vingt ans s'étaient écoulés et il n'avait pratiquement pas changé ! D'abord, je crus à une illusion, mais il portait à son cou un pendentif qu'il avait déjà dans notre enfance. Il vieillissait simplement plus lentement que nous. J'ai su à ce moment qu'il était plus important pour moi de comprendre qui il était, que tout autre chose dans la vie. J'avais en face de moi l'un des derniers magiciens du monde ..."
Persécutés des siècles durant par les sorciers, ces êtres singuliers ne sont plus qu'une poignée. Cinq exactement. Une famille : les Dolce. La lignée, traquée en permanence, tente depuis des années de se fondre dans la société moderne et vit pour l'heure dans une bicoque de Brooklyn. Le grand-père n'a plus toute sa tête, le père et la mère exercent des professions sans histoires et les adolescents vont à l'école. Se faire des amis ne devrait pas être un problème quand on peut lire dans les pensées. Mais la discrétion qu'ils doivent constamment observer et les déménagements à répétition ne leur facilitent pas la tache. Ainsi, Leamedia, la cadette, décide-t-elle de s'émanciper : le jour de ses onze ans elle utilise ses tout nouveaux pouvoirs magiques à très mauvais escient. Son premier sort provoque un désastre. Repérée par ses redoutables ennemis, la famille doit décamper aussitôt, reprendre à nouveau la route, errer encore sans autre but que de se faire oublier. Sans savoir qu'ils détiennent le secret qui permettrait la régénération d'une planète polluée et rendue hostile aux hommes.


« On devrait continuer à raconter des histoires aux adultes, ça leur éviterait d'en faire pendant la journée »


Mon avis: Ce livre traînait dans ma PAL depuis 2011 et je l'ai enfin lu grâce au challenge « objectif du mois » dont la consigne de juillet est de sortir un livre du fond de sa PAL!

J'ai donc commencé Les Dolce après avoir abandonné au bout de quelques pages en 2011...Cette fois-ci j'étais déterminée, il fallait que j'aille au bout, pourtant j'ai vraiment eu du mal jusqu'aux 300 premières pages à peu près: l'action est vraiment très peu présente et elle est même étouffée par les longues descriptions de l'environnement et de la vie des personnages qui m'ont profondément ennuyées.

De plus, je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages, d'une part à cause du narrateur extérieur qui installe une certaine distance entre les protagonistes et le lecteur et d'autre part car ils ne sont vraiment pas très originaux ni extrêmement sympathiques. Ce roman mêle, en plus, plusieurs points de vue, ce qui n'aide pas forcément...et malheureusement, les passages que j'ai préféré ne sont pas ceux consacrés aux Dolce mais aux personnages plus secondaires. Cependant, j'ai trouvé intéressant d'avoir tous ces points de vue, car ils nous aident à mieux comprendre l'intrigue et à la fin du roman, on se rend compte que tout, et tout le monde est lié.

J'ai été plutôt déçue par certaines révélations finales, censées être un peu « choc », car je les avais déjà devinées bien avant et qu'elles ne me semblaient vraiment pas très surprenantes. Par contre, la fin est le moment où il y a le plus d'action, les péripéties s'accélèrent un peu et la lecture devient un peu plus addictive. De plus, la fin, sans être un affreux cliffhanger, nous donne envie d'en savoir plus sur la manière dont l'auteur va mener la suite de son histoire, c'est pourquoi je pense lire le tome 2 un jour!

Pour être plus positive, j'ai trouvé le thème magie/sorcellerie assez bien exploité, l'univers est très original et même plutôt complexe, tout ne coule pas de source mais on ne demande qu'à en savoir plus sur les mystérieux pouvoirs des sorciers et surtout des magiciens, j'espère donc que ce sera le cas par la suite!


C'est donc une lecture plutôt mitigée, mais certains points restent intéressants, ce n'est donc pas complètement une déception et je suis néanmoins contente d'avoir pu enfin sortir ce livre de ma PAL!

mercredi 17 février 2016

Une braise sous la cendre, Sabaa Tahir


  


Titre: Une braise sous la cendre

Auteur: Sabaa Tahir

Editeur: Pocket Jeunesse

Nombre de pages: 523

Genre: Fantasy, Young Adult


Synopsis: Autrefois l’Empire était partagé entre les Érudits, cultivés, gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale, dévouée à l’empereur. Mais les soldats ont pris le dessus, et désormais quiconque est surpris en train de lire ou d’écrire s’expose aux pires châtiments. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d’élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté… et sauver ceux qu’ils aiment.



« Il y a deux sortes de culpabilités. Celle qui te fait sombrer jusqu'à ce que tu ne soit plus bon à rien et celle qui donne une raison d'être à ton âme. Laisse ta culpabilité être ce qui te fait avancer. Laisse-la te rappeler qui tu veux être. Définis une limite dans ton esprit et ne la franchit plus jamais. Tu as une âme. Elle est abîmée, mais elle est là. Ne les laisse pas te la voler, Elias. »



Mon avis: J'avais ce livre depuis un moment dans ma PAL mais tous les avis positifs que j'ai lus à son sujet m'ont décidé à l'ouvrir...et j'ai bien fait, car j'ai vraiment adoré ma lecture!
Dès le début, l'auteur rentre dans le vif du sujet en nous expliquant les bases de son monde. J'ai aimé qu'on rentre de suite dans l'histoire, sans explications trop complexes. On commence donc le récit sur les chapeaux de roues, et on découvre Laia, une jeune érudite dont la vie va être bouleversée dans le premier chapitre. Il y a ensuite une alternance entre son point de vue et celui d' Elias, un Martial, dont la vie n'a pas été plus heureuse. Cette alternance chapitre par chapitre ne m'a pas du tout dérangée et malgré une préférence pour Elias, j'ai beaucoup apprécié les deux personnages. En effet, ces derniers sont complexes et, malgré le monde particulier dans lequel ils vivent, je les trouvent tout de même réalistes. Laia, d'abord n'est pas forcément le genre d'héroïne auquel on s'attend, elle n'est pas parfaite et au début de l'histoire, elle est même peureuse. Mais au fil des pages, son personnage évolue, elle prend de l'assurance tout en gardant sa sensibilité de départ et son personnage devient vraiment très attachant. Ensuite, Elias est un guerrier qui a été élevé pour se battre et tuer et cela se ressent dans sa personnalité. Néanmoins, il fait également preuve de beaucoup de sensibilité, voire même de faiblesse, ce qui le rend plus profond et réaliste.

J'ai également beaucoup apprécié l'atmosphère qui se dégage de ce roman: la brutalité omniprésente et la mythologie créée par l'auteur donnent vraiment une touche d'originalité au roman. D'ailleurs, malgré le nombre de pages assez élevé, on ne s'ennuit pas une seconde. En effet le récit est assez dynamique, notamment grâce à l'alternance des points de vue mais également grâce aux nombreux évènements et rebondissements de l'histoire, qui nous laissent très peu de répit. L'auteur ne s'encombre pas de longues descriptions mais je trouve que cela suffit à s'imaginer les lieux et les personnages. Malgré l'action, les sentiments des personnages sont aussi bien présents et donnent de la profondeur à l'histoire, tout en la faisant évoluer d'une manière parfois surprenante. Il y a aussi un très très léger soupçon de romance dans cette histoire qui sera peut être plus développé dans le tome 2, mais qui s'annonce plutôt prometteur, s'il ne prend pas trop de place dans le récit.


C'est donc une lecture vraiment addictive, on ne peut pas s'empêcher de tourner les pages et on en redemande...vivement le tome 2 (26 avril 2016). J'espère qu'il sera aussi bien que le premier, c'est à dire un coup de coeur!