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vendredi 12 août 2016

Nous les menteurs, E. Lockart


Couverture Nous les menteurs



Titre: Nous les menteurs

Auteur: E. Lockhart

Éditeur: Gallimard

Nombre de pages: 273

Genre: Contemporain




         Synopsis:

Une famille belle et distinguée. Une île privée.
Une fille brillante, blessée ; un garçon passionné, engagé.
Un groupe de quatre adolescents - les Menteurs - dont l'amitié sera destructrice.

Une révolution. Un accident. Un secret.
Mensonges sur mensonges.
Le grand amour. La vérité.





« Si vous voulez habiter quelque part où on ne craint pas les souris, mieux vaut renoncer à la vie de château »



Mon avis: Encore une lecture du French Read A Thon! En commençant ce roman, je m'attendais à une histoire de vacances plutôt légère, divertissante et sans prise de tête, mais je m'étais complètement trompée!

D'abord, je dois dire que j'ai trouvé l'arbre généalogique du début très utile pour me repérer dans la famille des Sinclair, car on a beaucoup de personnages présents dès les premières pages. D'ailleurs, dès le départ, on sent que cette famille est le type même de la famille très aisée, où l'apparence compte plus que tout, ce qui nous rend les personnages (à l'exception des Menteurs) plutôt antipathiques:

« Bienvenue dans la splendide famille Sinclair.
Chez nous, il n’y a pas de criminels.
Pas de drogués. Pas de ratés.
...
Qu’importe si les divorces nous lacèrent le coeur au point que notre pouls se débat.
....
Qu’importe si l’un d’entre nous est terriblement, désespérément amoureux.
...
Nous sommes les Sinclair.
Chez nous, personne n’est dépendant. Personne n’a tort.
Nous vivons, du moins l’été, sur une île privée au large du Massachusetts »

Dans cette famille, il faut à tout prix dissimuler ses sentiments, ne pas faire de vague:

« Sois normale, immédiatement.
Parce que tu l'es. Parce que tu peux l'être.
Pas de scandale, respire un bon coup et redresse-toi »

Pourtant, lors de l'été 15, il va y avoir un accident sur l'île, ce qui va entraîner de nombreux mensonges dans la famille et Cadence, l'héroïne, va essayer de découvrir la vérité. J'ai eu un peu de mal à m'attacher à ce personnage au début, je la trouvais un peu geignarde, mais au fur et à mesure, on finit par la comprendre et à l'apprécier.

Ce roman se passe pendant l'été 17, mais on a également des flash-backs d'autres étés, et notamment de l'été 15. J'ai beaucoup apprécié leur utilisation, cela permet vraiment de mieux comprendre la situation, mais par contre l'auteur laisse très peu de précisions, et j'étais parfois un peu perdue dans le temps, je ne savais pas toujours à quel été j'étais!

Le récit est également entrecoupé de petits contes, qui mettent en scène la famille Sinclair sous forme de princes et de princesses et qui résument symboliquement leur situation tout en faisant passer une morale. J'ai trouvé ce procédé vraiment original, et très agréable à lire.

De plus, j'ai adoré le style de l'auteur, tellement mystérieux et dérangeant, plein de métaphores et de non-dits qui nous laissent imaginer tous les scénarios possibles pour la fin du roman. Et cette fin...mais quelle fin! J'ai rarement lu une fin aussi inattendue, émouvante, bouleversante, choquante...je ne m'attendais vraiment, vraiment pas à ça, et l'auteur réussit à nous provoquer un vrai retournement de cerveau! Pourtant, une fois qu'on connait toute l'histoire, c'est carrément évident, mais pendant tout le roman, l'auteur arrive à brouiller les pistes et à nous faire croire de fausses informations.

Ce roman est juste inoubliable, on n'en ressort pas indemne, et pour moi, ça a été un vrai coup de cœur! Je le conseille vraiment, car je pense qu'il peut plaire à à peu près tout le monde!


vendredi 8 juillet 2016

PhonePlay, Morgane Bicail

  
 Titre: PhonePlay

 Auteur: Morgane Bicail

 Éditeur: Michel Lafon

 Nombre de pages: 349

 Genre: Contemporain, Jeunesse





Synopsis: Dans un lycée d’Oxford, un garçon de terminale s’amuse à draguer des filles par textos et à les faire tomber amoureuses de lui. Il leur promet une chose : si l’une d’elles découvre qui il est, il lui appartiendra et devra réaliser toutes ses volontés. Mais jusque-là, aucune n’est parvenue à deviner son identité. Un soir, ce séducteur en série envoie un message à Alyssa, une fille de première, à qui il n’a jamais parlé : « Si tu découvres qui je suis, je serai à toi. » Que se passe-t-il lorsqu’un inconnu vous propose de jouer à un jeu mystérieux ? Et jusqu’où ira Alyssa pour réussir à le démasquer ?




« Il ne vit pas pour se divertir, il se divertit pour vivre »
            


Mon avis:   Encore une fois, j’ai effectué cette lecture dans le cadre d’une lecture commune avec un membre du groupe Pile à lire été 2016, récemment crée par Audrey du Souffle des mots.


J’étais vraiment curieuse de découvrir ce roman, car il a fait pas mal parler de lui. On découvre donc Alyssa, qui reçoit des messages d’un mystérieux inconnu. Celui-ci lui propose un jeu, au premier abord un peu malsain, où la jeune fille doit essayer de deviner l’identité de l’inconnu, et c’est sur cette rechercher que repose l’histoire : « Qui de nous deux est la personne la moins nette d’esprit ? Toi ou moi ? La personne qui propose le jeu ou celle qui accepte d’y jouer ? »
J’ai bien aimé le côté mystère et cette lecture s’est révélée très addictive puisque j’essayais de trouver l’inconnu en même temps qu’Alyssa, j’avais d’ailleurs quelques soupçons vers la fin, et ils se sont révélés vrais. Cependant, l’identité de l’inconnu n’est pas vraiment prévisible, contrairement à la fin du roman, que j’ai trouvée un peu facile et rapide.

Par contre, j’ai bien aimé le caractère des personnages principaux, je les ai trouvés différents de la plupart des personnages de YA habituels. Effectivement, ça se passe dans un lycée, on a de la romance, mais on ne rencontre pas des héros lisses, ni parfaits : « Un livre peut avoir la plus belle couverture qui soit, si le contenu est merdique, il reste merdique. C’est la même chose avec cette maison et la famille qui y vit. Si la famille est merdique, la maison perd tout intérêt »

Cependant, on rencontre quelques longueurs dans le roman (notamment la partie descriptive au début), on fait face assez souvent à l’indécision d’Alyssa et certaines situations sont légèrement tirées par les cheveux.

C’est donc une histoire perfectible mais qui reste très sympathique et addictive.  


vendredi 24 juin 2016

#1 Ma raison de vivre, Rebecca Donovan


Titre: Ma raison de vivre

Auteur: Rebecca Donovan

Éditeur: Pocket Jeunesse

Nombre de pages: 534


Genre: Contemporain, Jeunesse

Synopsis: Lycéenne parfaite, athlète accomplie aux notes maximales, Emma n’a pourtant qu’une amie, Sara, et ne sort jamais. Personne ne la connaît vraiment. C’est ce mystère qui attire immédiatement Evan, tout juste arrivé de San Francisco. En quelques jours, il va bouleverser le quotidien bien huilé de la jeune fille, et devenir sa raison de vivre. Mais il ignore qu’en tentant coûte que coûte d’entrer dans sa vie, il la menace directement. En effet, Emma vit chez son oncle et sa tante qui la maltraitent quotidiennement, parfois jusqu’au sang. Et si elle fait profil bas, c’est avant tout pour que personne ne remarque ses nombreux bleus…




« Les six-cent neuf jours qui restaient avant mon départ de cette maison ressemblaient désormais à une condamnation à mort. Le jour de ma libération, serais-je encore debout? »



Mon avis: J’ai lu ce livre dans le cadre d’une lecture commune avec un membre du groupe Pile à lire été 2016, récemment crée par Audrey du Souffle des mots.

J’avais entendu tellement de choses sur ce livre, en bien et en mal, que je voulais me faire ma propre opinion dessus. Au premier abord, le résumé nous fait penser à un contemporain classique : deux meilleures amies au lycée, un nouveau plutôt canon, une histoire d’amour… Sauf qu’ici, on a également un autre thème très fort qui apparaît : celui de la maltraitance.

J’ai trouvé que celui-ci donnait tout l’intérêt et la profondeur au roman lui évitant de rester au stade de l’histoire d’amour banale. Car en effet, sans ça, l’histoire et les personnages restent vraiment simples et un petit peu stéréotypés, à l’exception de l’héroïne, Emma. Sa personnalité est beaucoup plus approfondie : sa situation familiale nous permet de nous attacher facilement à elle, et même de s’identifier à elle dans certaines situations. Quand elle retourne chez elle après le lycée, et que l’enfer de la maltraitance recommence, on tremble et on retient son souffle avec elle… Cependant, j’ai eu du mal à comprendre certaines de ses décisions, et malgré la difficulté de son quotidien, je l’ai trouvée un peu agaçante parfois, à cause de sa passivité, et du fait qu’elle revient toujours sur ses choix.

L’histoire en elle-même reste très agréable à lire, les personnages sont plutôt attachants malgré leur banalité, on a quelques revirements de situations, la plume de Rebecca Donovan est très fluide et on tourne les pages sans même s’en rendre compte !  Par contre la fin du roman surpasse tout le reste, elle soulève beaucoup de questions et annonce de grands changements pour le tome 2 que j’ai très hâte de lire !


vendredi 17 juin 2016

Le plus petit baiser jamais recensé, Mathias Malzieu


 Titre: Le plus petit baiser jamais recensé


 Auteur: Mathias Malzieu


 Éditeur: Flammarion


 Nombre de pages: 158


 Genre: Contemporain, Oeuvre poétique


Synopsis: L'histoire d'amour entre une fille qui disparaît quand on l'embrasse et un inventeur dépressif. Alors qu'ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise. Aidé d'un détective à la retraite et d'un perroquet hors du commun, l'inventeur part à sa recherche.


« Il est une forme de logique magique à se prendre un vent par une fille courant d’air, je suppose »



Mon avis:   Après avoir découvert Mathias Malzieu dans Journal d’un vampire en pyjama, j’ai continué sur ma lancée et décidé de découvrir Le plus petit baiser jamais recensé.

Dans ce roman, on rencontre un inventeur dépressif qui tombe amoureux d’une fille qui disparaît quand on l’embrasse et veut absolument la retrouver. S’en suit alors une traque totalement déjantée à l’aide d’un perroquet qui ne retrouve que les très jolie fille, de chocolats « au baiser », de poèmes et d’écureuils de combat champions du 110 cm haies ! L’histoire n’est donc pas banale, et rien que pour ça, le livre est excellent. 

On a l’impression de retomber en enfance avec ce roman, et de lire un conte de notre jeunesse en plus drôle et plus moderne. Cependant, cette histoire n’est pas uniquement loufoque, elle évoque aussi des problèmes bien réels et fait passer de jolis messages : « Il fallait déjà être capable de se sauver soi-même pour prétendre aider les autres. Et ça, je n’y parvenais toujours pas »

En plus de cette jolie histoire, le livre possède une écriture magnifique. En effet, Mathias Malzieu sait manier les mots comme personne et sa plume est pleine de métaphores, de jeux de mots (sparadramours…) et de poésie, ce qui donne énormément de charme à ses romans.


J’ai donc beaucoup aimé cette histoire étrange et charmante mais rien que pour l’écriture, je l’ai adorée. Je vous recommande vivement ce livre, et les autres écrits par cet auteur, au moins pour découvrir son écriture si belle et particulière.

vendredi 10 juin 2016

Journal d'un vampire en pyjama, Mathias Malzieu

Titre: Journal d’un vampire en pyjama

Auteur: Mathias Malzieu

Éditeur: Albin Michel

Nombre de pages: 233


Genre: Contemporain, Autobiographie


Synopsis: « Ce livre est le vaisseau spécial que j'ai dû me confectionner pour survivre à ma propre guerre des étoiles. Panne sèche de moelle osseuse. Bug biologique, risque de crash imminent. Quand la réalité dépasse la (science-) fiction, cela donne des rencontres fantastiques, des déceptions intersidérales et des révélations éblouissantes. Une histoire d'amour aussi. Ce journal est un duel de western avec moi-même où je n'ai rien eu à inventer. Si ce n'est le moyen de plonger en apnée dans les profondeurs de mon cœur. »


" Ma meilleure évasion reste la création. L'invention. Les liens fragiles et magiques à tisser entre rêve et réalité. La poésie est le dessert de l'esprit, l'humour en est le fruit "


Mon avis:   Journal d’un vampire en pyjama est le premier livre de Mathias Malzieu que je lis, après avoir entendu beaucoup de bien de cet auteur. Celui-ci, en plus d’être écrivain, est le chanteur du groupe Dionysos. Dans ce livre, il nous raconte  le combat contre la maladie qu’il a mené entre 2014 et 2015.

De par son thème, ce roman est évidemment bouleversant, mais l’auteur sait nous toucher sans en faire trop, on ne tombe jamais dans l’apitoiement. Construit comme un journal de bord, ce livre nous présente quasiment jour après jour l’avancée de la maladie et on souffre dans l’attente d’une bonne nouvelle. La maladie est donc évoquée d’un point de vue scientifique (diagnostic, symptômes, personnel soignant…) mais on suit aussi véritablement la vie personnelle de l’auteur, ses projets, ses joies, ses peines…


J’ai particulièrement aimé l’écriture de Mathias Malzieu. Celle-ci est très particulière, pleine d’images: "Je suis le plus con des dragons. Celui qui crache des étincelles et se crame les ailes avec" , de jeux de mots: "les nymphirmières", de métaphores (Dame Oclès et sa menace permanente) et de références, que ce soit à ses propres œuvres ou à celle d’autres artistes, comme Walt Whitman, mais surtout de poésie. Et c’est ça qui donne une autre dimension au roman, on se perd dans ces mots, et on ne veut plus en ressortir, à peine le roman terminé, on a envie de recommencer à le lire tellement l’écriture est magnifique.

En bref, ce roman est un énorme coup de cœur. Le sujet traité est tragique, mais Mathias Malzieu ne nous laisse pas s’apitoyer sur son sort, et la beauté de ses mots surpasse la dureté du thème évoqué. Donc rien que pour l’écriture, ce roman est à lire sans modération !

mercredi 4 mai 2016

The Perks of Being a Wallflower (Le Monde de Charlie) de Stephen Chbosky


Titre:  The Perks of Being a Wallflower
(Pas raccord/Le monde de Charlie en VF)

 Auteur: Stephen Chbosky

 Editeur: Pocket Books (Editions Sarbacane en VF)

 Nombre de pages: 232 (252 en VF)

 Genre: Contemporain, Young Adult


Synopsis: Au lycée, où il vient d'entrer, on trouve Charlie bizarre. Trop sensible, pas "raccord". Pour son prof de Lettres, c'est sans doute un prodige ; pour les autres c'est juste un "freak". En attendant, il reste en marge, jusqu'au jour où deux terminales, Patrick et la jolie Sam, le prennent sous leur aile. La musique, le sexe, les fêtes : le voilà entré dans la danse...et tout s'accélère.
                                                           

 " I walk around the school hallways and look at the people. I look at the teachers and wonder why they’re here. Not in a mean way. In a curious way. It’s like looking at all the students and wondering who’s had their heart broken that day…or wondering who did the heartbreaking and wondering why.”



Mon avis:  J’avais ce livre dans ma PAL depuis un bon moment, et je dois dire que je ne suis vraiment pas déçue de l’en avoir sorti!

  On va donc suivre, pendant une année scolaire, la vie de Charlie qui rentre tout juste au lycée. Celui-ci est assez inquiet à l’idée de cette nouvelle année scolaire et son caractère plutôt timide et naïf l’empêche de se faire des amis… jusqu’à ce qu’il fasse une rencontre décisive pour sa « vie sociale », celle de Sam et Patrick. Ceux-ci, plus âgés que lui, vont l’épauler et lui permettre de commencer à « participer » à sa vie et à ne plus seulement observer les autres. Charlie va donc faire des rencontres, aller à des soirées… ce qui permettra à l’auteur d’aborder différents problèmes liés à l’adolescence : famille, amour, drogue, fêtes, alcool, homosexualité. Cette diversité de thèmes abordés permet d’ailleurs à chacun de se reconnaître en Charlie et de s’identifier un peu à lui car il se pose des questions que tout le monde s’est déjà posé un jour et c’est ce qui fait, en grande partie, le charme du roman.
 
   Malgré cela, Charlie n’est pas tout à fait un garçon comme les autres. Il est capable à la fois de voir le monde d’une manière beaucoup plus juste et perspicace que la plupart des gens, comme le fera remarquer Patrick :
« Tu vois des choses. T’en parle pas. Et tu comprends. » et à la fois d’être d’une telle naïveté qu’il ne voit pas les choses les plus évidentes, manque cruellement de tact et peut même blesser accidentellement ses amis. Cette innocence, le fait de beaucoup pleurer et parfois d’agir comme un très jeune garçon nous laisse penser que Charlie souffre peut-être de troubles psychologiques mais en même temps, c’est ce qui le rend attachant. D’ailleurs j’adore le titre  VO du roman mais je trouve que celui de la VF, Le Monde de Charlie, est tout à fait adapté car l’intrigue en elle-même n’est pas ce qui est le plus important dans le roman, celui-ci tournant autour de Charlie, de son évolution constante au fil des pages et de son « monde ».

Ce roman nous fait donc passer par toutes les émotions : on rit des remarques de Charlie, on pleure avec lui, on comprend ses doutes… Et l’épilogue est carrément surprenant, voire choquant et c’est à ce moment-là qu’on finit par comprendre tout le roman et la personnalité de Charlie. De plus, le choix d’un roman épistolaire nous permet de nous sentir encore plus concerné par cette histoire et la plume de l’auteur, bien que simple, est vraiment belle et poétique, ce qui rend ce livre encore plus poignant, troublant et on n’en ressort pas indemne.

Pour finir, je pense que vous l’avez deviné, c’est un gros coup de cœur que je vous conseille vivement et je suis très curieuse de voir le film que de nombreuses personnes disent avoir préféré au livre.





mardi 16 février 2016

La décision, Isabelle Pandazopoulos

La décision, Isabelle Pandazopoulos

Titre: La décision


Auteur: Isabelle Pandazopoulos


Éditeur: France Loisirs


Genre: Contemporain, Young Adult


Synopsis: Un matin, Louise, excellente élève de Terminale S, a un malaise en plein cours de maths. Quelques instants plus tard, elle accouche seule d'un enfant dont elle ne savait rien, qu'elle n'a pas attendu et encore moins désiré. Assaillie de questions, Louise, la jeune fille sans histoires, croit devenir folle. Pourtant, l'évidence est là: ce bébé de 3,3 kg, son fils. Comment l'accepter? Soutenue par sa famille, ses amis et les professionnels qui l'entourent, Louise va découvrir la vérité et réapprendre à vivre.



             " À quoi ça sert la vérité si la vérité fait si mal? "


Avis: Dès le début du roman, j'ai été surprise: je pensais que l'histoire serait racontée du point de vue de Louise, mais non. L'histoire est vue par plusieurs autre personnages, plus ou moins récurrents: Le proviseur du lycée, Samuel, un ami de Louise, Mathilde, la mère de la jeune fille et plusieurs membres du personnel de l'hôpital. Cela m'a étonné mais je trouve que c'est une bonne idée car cela évite une histoire trop tragique, trop dramatique qui aurait pu être plus difficile à lire. De plus, cela permet de connaître l'avis et les réactions des proches et aussi des professionnels. Les proches, justement, à une exception près, j'ai trouvé leurs réactions pitoyables: les parents de Louise la laisse complètement tomber, ses amis finissent presque par l'oublier et sa meilleure amie est jalouse... c'est donc ça, le soutien dont parle la quatrième de couverture? Cependant, Samuel et les professionnels sont tout à fait à la hauteur et j'ai beaucoup apprécié leur façon d'aborder la situation. 



Le sujet abordé dans ce livre, le déni de grossesse est plutôt inhabituel pour un roman jeunesse, ce qui le rend intéressant et bouleversant. Le choix que Louise doit faire est d'ailleurs déchirant: garder un enfant dont elle n'a pas voulu ou l'abandonner en le faisant adopter? Cette décision est récurrente dans l'histoire et  c'est très bien mais je trouve que du coup, ce qui est arrivé à Louise passe au  second plan: elle a été violée? Elle connait son agresseur donc c'est terrible mais on passe à autre chose. En plus au début du roman, personne ne croit Louise: cette jeune fille modèle, si intelligente et posée serait devenue une menteuse du  jour au lendemain? J'ai trouvé ça dommage que Samuel soit le seul à la croire. Par contre, j'ai trouvé les réactions de Louise et la vie qu'elle mène très réalistes et l'écriture de l'auteur accentue encore ce réalisme: elle nous fait sentir l'étonnement, l'indécision et le bouleversement des personnages.



Malgré quelques points faibles, ce roman est donc une très belle découverte, poignante,  réaliste, mais pas trop dramatique. Les émotions sont bien dosées, équilibrées ce qui rend le roman captivant et très agréable à lire.
                                       





A kiss in the dark, Cat Clarke

A kiss in the dark, Cat Clarke

Titre: A kiss in the dark

Auteur: Cat Clarke


Éditeur:  Robert Laffont (Collection R)


Nombre de pages: 393


Genre: Contemporain, Young Adult


Synopsis: Lorsque qu'Alex et Kate se rencontrent, l'attirance est immédiate. Il a de l'humour, il est beau et un brin timide: tout ce que Kate recherche chez un petit ami. Elle est jolie, craquante, avec un irrésistible soupçon de naïveté: Alex ne peut résister à son charme. L'un des deux cache pourtant un lourd secret qui va non seulement peser sur leur amour naissant, mais aussi menacer leurs vies...


" Parce que c'est comme ça dans la vie, non? L'amour est plus fort que tout en gros? "


Avis: Ayant beaucoup aimé Confusion et Cruelles, il me tardait de lire un nouveau livre de Cat Clarke. Je dois dire qu'à quelques détails près, je n'ai pas été déçue! L'écriture de cette auteur est toujours aussi...particulière mais super agréable, elle sait toujours nous captiver, même en racontant quelque chose de banal. Bref, j'ai beaucoup aimé l'écriture, mais ce n'est pas le seul point fort de ce roman. Celui-ci est scindé en deux parties: l'avant et l'après. Je ne peux pas en dire beaucoup sur le déroulement de l'histoire au risque de vous spoiler, mais je peux vous dire qu'on suit "l'avant" du point de vue d'Alex et "l'après" de celui de Kate. Autant vous dire que j'ai adoré la première partie: le personnage d'Alex est vraiment attachant, bouleversant et m'a fait pas mal réfléchir. J'ai bien aimé son frère, Jamie que j'ai trouvé très sympathique et compréhensif. Les retournements de situation sont eux aussi au rendez-vous: dès le deuxième chapitre on apprend quelque chose qui bouleverse toute l'histoire. Ce quelque chose, je ne m'y attendais vraiment pas, ça m'a vraiment surpris et bien que ce ne soit pas super crédible dans la vraie vie, ça m'a beaucoup plu. La relation entre les deux personnages principaux est super belle et romantique du point de vue d'Alex. De celui de Kate, c'est une autre affaire. Autant dans "l'avant", je n'avais rien contre elle, autant "après", elle m'a carrément énervée. Je la trouve parfois immature, ses amies sont insupportables...mais le pire, c'est ce qu'elle fait a Alex et qui change complètement la situation. J'en ai beaucoup voulu à Kate d'avoir pris cette décision, ce qui a un peu gâché ma lecture de la deuxième partie. La fin m'a aussi un peu déçu par rapport aux autres romans de Cat Clarke, mais j'en attendais peut être trop.

En tout cas, j'ai beaucoup aimé ce roman: l'écriture, les retournements de situation et certains personnages sont vraiment géniaux, l'histoire est captivante, bouleversante...il y a presque tout ce qu'il faut. Seule la deuxième partie est décevante mais je vous conseille quand même vivement ce livre!